La radicalisation menant à la violence, c’est quoi?
C’est un processus selon lequel des personnes adoptent un système de croyances extrêmes – comprenant la volonté d’utiliser, d’encourager ou de faciliter la violence – en vue de faire triompher une idéologie, un projet politique ou une cause comme moyen de transformation sociale.
Au cœur du processus de radicalisation menant à la violence, on trouve :
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Une dynamique de rupture des individus avec leur environnement de proximité (familial, amical, professionnel, etc.)
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L’adoption d’une idéologie dont la logique devient un véritable cadre de vie, d’action et de signification pour un individu.
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La croyance dans l’utilisation des moyens violents pour faire entendre une cause.
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Une progression vers une dérive radicale pouvant éventuellement conduire à la violence.
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La fusion entre l’idéologie et l’action violente.
Il est important de distinguer la radicalisation violente de la radicalisation non violente. Parfois, l’enfermement d’un individu dans ses propres certitudes peut se traduire par un positionnement radical qui n’est pas nécessairement en contradiction avec les valeurs et les normes démocratiques : en ce sens, la radicalisation n’est pas considérée comme de la radicalisation violente.
D’ailleurs, les individus radicaux non violents peuvent jouer un rôle très positif, tant dans leur communauté que dans un contexte politique plus large. À preuve, la plupart des progrès des sociétés démocratiques sont le résultat d’une certaine forme de radicalisation : Martin Luther King, Gandhi, Mandela furent tous considérés, en leur temps, comme des radicaux.
Là où les points de vue radicaux deviennent problématiques, c’est lorsque, pour faire triompher une cause, une idéologie ou une vision du monde, ils visent à légitimer, à encourager ou à valider la violence et des formes de comportements extrémistes violents.
La radicalisation menant à la violence ne doit pas être confondue avec une problématique de santé mentale : en réalité, si la santé mentale s’avère parfois l’un des nombreux facteurs possibles de certains processus de radicalisation, les études actuelles démontrent abondamment la « normalité » psychologique des individus engagés dans des trajectoires de radicalisation.
Similairement, il serait erroné de confondre « radicalisation menant à la violence » et « dérive sectaire » : en effet, s’il est possible de dégager plusieurs éléments apparentés ou communs aux deux conditions, tout phénomène de radicalisation ne renvoie pas automatiquement à une « emprise mentale » à laquelle l’individu serait assujetti et qui le priverait de son libre arbitre.
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