Comprendre les actes
à caractère haineux

Qu’est-ce qu’un acte à caractère haineux?

Lorsque des actions sont motivées par la haine et qu’elles visent intentionnellement à bafouer les droits et la dignité d’une personne ou d’un groupe en raison de sa race, de son origine nationale ou ethnique, de sa langue, de sa couleur, de sa religion, de son sexe, de son âge, d’une condition de déficience mentale ou physique, ou encore de son orientation sexuelle, on est peut-être alors en présence d’actes à caractère haineux.

Pourquoi se mobiliser contre la haine?

Comme collectivité, nous devons lutter contre ces attaques et ces provocations, qui participent à ébranler le sentiment de sécurité des individus visés et de leur groupe d’appartenance, ainsi que la confiance de l’ensemble de la communauté.

De plus, en générant des tensions au sein de certains groupes, ces actes peuvent être une cause de la radicalisation menant à la violence. Inversement, la radicalisation violente peut conduire à commettre des gestes haineux.

En contribuant à cette lutte :

  • Vous dénoncez des gestes et des comportements – de nature criminelle ou non criminelle – qui portent préjudice au vivre-ensemble.

  • Vous contribuez à mettre fin au cycle de la violence et à protéger d’autres victimes éventuelles contre les crimes ou les incidents haineux.

  • Vous aidez Villes sans violence et ses partenaires à mieux comprendre l’ampleur du phénomène, afin de prendre les mesures qui s’imposent en matière de prévention et de prise en charge des victimes et des témoins.

Crime ou incident?

Les actes motivés par la haine se présentent sous deux formes : crime haineux, un acte criminel puni par la loi, et incident haineux, qui ne peut être jugé comme criminel au sens du Code criminel.

Qu’est-ce qu’un crime haineux?

Un crime haineux est un acte criminel motivé par des préjugés ou de la haine à l’égard d’une personne ou d’un groupe, en raison de son identité. Voici quelques exemples de gestes et de comportements considérés comme des crimes haineux :

  • Agresser physiquement deux hommes qui s’embrassent en public, en réaction à leur orientation sexuelle.

  • Menacer son voisin autochtone sur les réseaux sociaux, par intolérance pour son origine ethnique.

  • Dessiner des graffitis provocants (Ku Klux Klan, croix gammée, tête de mort, etc.) sur la vitrine d’un commerce ou sur les murs du lieu de rassemblement d’un groupe à propos duquel il existe de forts préjugés ou des stéréotypes.

  • Vandaliser une synagogue ou un temple bouddhiste, ou verser du sang de porc sur la porte d’une mosquée.

  • Pousser violemment une personne dans les escaliers du métro en l’insultant sur son handicap physique.

Soulignons que l’article 718.2 a) (i) du Code criminel prévoit une détermination de peine plus grave pour les infractions criminelles motivées par la haine.
Qu’est-ce qu’un incident haineux?

Un incident à caractère haineux désigne tout acte non criminel qui affecte le sentiment de sécurité d’une personne ou d’un groupe identifiable de personnes, et qui, compte tenu du contexte, est perçu comme un geste ciblé. Voici quelques exemples de gestes et de comportements considérés comme des incidents haineux :

  • Interpeller deux femmes qui s’embrassent dans la rue, en soulignant leur orientation sexuelle.

  • Dans un centre commercial, déposer des tracts offensants et insécurisants sur les pare-brise des voitures d’autochtones.

  • Insulter le propriétaire d’un commerce en raison de son origine nationale ou ethnique.

  • Faire des remarques déplaisantes à une personne à cause de sa déficience intellectuelle.

Victime d’un crime ou d’un incident haineux : où obtenir du soutien?

Si vous pensez avoir été victime d’un incident ou d’un crime haineux, sachez qu’il est important de le dénoncer aux autorités compétentes. Vous pouvez compter sur l’accompagnement des spécialistes de Villes sans violence, et ce, en toute confidentialité.

Témoin d’un crime ou d’un incident haineux : que puis-je faire?

Si vous pensez avoir été témoin d’un crime ou d’un incident haineux, vous avez un rôle important à jouer : celui de le rapporter. Vous favoriserez ainsi le mieux-être de la victime, de son entourage et du vôtre, mais vous participerez également à la lutte contre les actes de haine.

01

Écouter avec respect et montrer de l’empathie, sans jugement.

02

Éviter la confrontation et ne pas critiquer directement ses valeurs ou croyances.

03

Choisir le bon moment et privilégier un lieu et un temps propices à un échange ouvert.

04

Chercher du soutien et faire appel à Villes sans violence pour un accompagnement adapté.

Convers’actions

Les personnes confrontées à des actes à caractère haineux ne trouvent pas toujours de ressource adéquate pour les accompagner selon leurs besoins divers. Le groupe de soutien Convers’action vise à faire résonner la pluralité des vécus des victimes et des témoins d’actes haineux afin de briser l’isolement, de rendre visible ces actes et de sensibiliser le grand public à ceux-ci, en vue d’une prise d’action collective pour les prévenir et y remédier.

Pourquoi s’inscrire à ce groupe de soutien?
- Favoriser le partage des expériences dans un cadre sécuritaire. 
- Briser l’isolement des personnes confrontées à des actes à caractère haineux. 
- Échanger sur les thématiques liées aux actes haineux.
- Développer un savoir commun et échanger sur les pratiques aidantes ainsi que les ressources existantes.
- Se mobiliser de façon pro-sociale en faisant la promotion du pouvoir d’agir. 

Le CPRMV devient Villes sans violence

Notre nom, notre image et notre site web ont changé. Notre mission de prévention de la violence, elle, demeure. Tous nos services, ressources et coordonnées sont disponibles sur ce nouveau site.